Sauveterre Agir Ensemble

Compte rendu de la réunion publique du 15 mars 2014

 

La liste « SAUVETERRE-AGIR-ENSEMBLE » conduite par Alain Bourrez organisait ce vendredi 15 mars, sa deuxième réunion publique en vue des municipales du 23 mars de Sauveterre-de-Béarn.

Malgré la concurrence du « loto des écoles », une bonne quarantaine de personnes ont assisté à cette soirée et rejoint la salle de la mairie de Sauveterre où se tenait cette réunion.

Les présentations, organisées avec le support de diaporamas, ont été centrées sur les thèmes majeurs de l’équipe, au cours de cette campagne, à savoir l’emploi et la dimension sociale du projet.

Quatre intervenants principaux ont développé ces thèmes, chacun travaillant sur un axe prioritaire en fonction de ses compétences et de son engagement principal au sein de cette équipe.

Alain BOURREZ, « tête de liste », ingénieur retraité de chez THALES, introduisit la soirée en rappelant les raisons de son engagement et de celui de toute l’équipe, à savoir un constat de déclin continu de la ville non seulement dans l’absolu mais aussi en comparaison de villes environnantes comme Saint-Palais, Navarrenx, Mauléon ou encore Salies-de-Béarn. IL rappela aussi les priorités de l’équipe, notamment son engagement pour l’emploi.

Jean-Louis MARLATS,  ingénieur originaire de Montfort, qui fit ses études au CEG de Sauveterre puis suivit une école d’ingénieur en mécanique à Paris, présenta une méthodologie complète pour préparer de nouveaux gisements d’emploi, en s’appuyant sur les aides à l’entreprenariat en milieu rural proposées par le gouvernement à travers la DATAR, la Région Aquitaine, le Conseil général du département 64 ainsi que les fonds proposés par l’Europe (aides aux créateurs). Il lista ensuite les types d’entreprises que nous pourrions attirer et cita ensuite les 6 pôles d’activité majeurs qui nous entourent : aéronautique, métallurgie, équipements mécaniques pour la chimie et pour la recherche … Sauveterre devrait ainsi s’intégrer dans cet environnement favorable.

Il précisa ensuite les études d’accompagnement qui seraient utiles à cette démarche : des études de marché confiées à des universités, écoles de commerce ou écoles d’ingénieurs et qui ont pour caractéristiques d’être rapides (environ 6 mois), de bonne qualité et peu coûteuses. Il énuméra ensuite 8 axes d’études identifiées à ce jour :

 
 

1. Auprès des entreprises existantes pour identifier les services qui leur sont nécessaires et ne sont pas assurés par des prestataires situés à proximité

2. Auprès de la Chambre de Commerce, des Clubs de repreneurs d’entreprise pour identifier les entreprises en recherche de  mobilité

3. Auprès des entreprises (labos ou autres) préparant leur essaimage

4. Autour des activités à prestations intellectuelles

5. Concernant les produits du bâtiment non fabriqués dans la région.

6. Une étude pour identifier les types de productions agricoles les plus rémunérateurs pouvant être transformés sur place (-)

7. Une étude pour l’implantation d’une usine de transformation du bois (-)

 8. Une étude pour recenser les emplois non pourvus des entreprises  locales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un certain nombres d’aides et financements possibles ont été mentionnés : Conseil général du 64, FEADER, FEDER, FSE et FEP.

Jean-Louis MARLATS a rappelé que l’équipe Sauveterre Agir Ensemble qui se présentait aux suffrages des électeurs rassemblait des compétences assez larges par rapport cette démarche pour l’emploi.

Enfin, il a esquissé un calendrier possible permettant de lancer un plan de développement et une mise en action dès 2015-2016.

 

Alain BOURREZ présenta ensuite une démarche possible pour l’aéronautique, pôle d’excellence de la région. Il donna quelques chiffres situant la place du Béarn dans cette économie.

     
 

Quelques chiffres

  • 5,5% de croissance mondiale (trafic X 2 tous les 15 ans)
  • En France, 15 000 emplois créés/an donc 90 000 sur un mandat de 6 ans
  • L’Europe et la France pôles d’excellence
  • Dans la région entre Bordeaux et Toulouse: 39% de l’aéronautique française, grâce à une histoire régionale et une position géographique stratégique

 

 
 
   

L’aéronautique c’est quoi ?    

  • Des avions civils et militaires composés de:

       - Structure & Equipement général de l’avion (1/3)

       - les moteurs (1/3)

       - les équipements avioniques (1/3)

 

  • Sans oublier toute l’infrastructure au sol: radar, ILS, Radiocommunications, balisages … et aéroports
  • Ne pas oublier aussi, dans la région, l’aérospatial

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il explicita alors une démarche réaliste : « nous ne fabriquerons pas d’AIRBUS A 380 à Sauveterre-de-Béarn » mais nous sommes à la recherche de niches de sous-traitance en électronique ou mécanique ou autour des services, si nous savons développer une capacité d’accueil. Au passage, il fit remarquer l’importance de synergies sur les services avec une véritable politique touristique. Nous cherchons à récupérer à Sauveterre une petite partie d’un ensemble en constante augmentation. C’est ici le côté positif de la mondialisation.

Comme exemples actuels, il cita le cas de la sous-traitance Airbus A 320 dans le département tel que relaté par le numéro du 7 mars de « La République des Pyrénées » : pas moins de 35 PME dans des domaines aussi divers que le cockpit, les portes, la voilure, les moteurs, la structure, l’équipement général et les trains d’atterrissage.

Il conclut ensuite en explicitant une méthode basée sur l’engagement personnel en s’appuyant sur un carnet d’adresses et la connaissance des grandes organisations du domaine, notamment le GIFAS, groupement des industriels majeurs de l’aéronautique, soit 240 sociétés représentant plus de 110.000 emplois en France. Il termina en témoignant de son expérience personnelle dans l’environnement bruxellois et son engagement dans le syndicat de l’aéronautique (AECMA/ASD) et les organisations européennes, sans oublier l’importante agence européenne, EUROCONTROL, en charge de la gestion du trafic aérien et du développement de nouvelles procédures et des nouveaux équipement de gestion du trafic aérien.

Jean-Philippe FOULCHE, responsable administratif et financier d’une chaîne de 7 hôtels sur la côte basque, développa alors une approche possible pour une politique de tourisme et de terroir.